dimanche 27 novembre 2016

"A head a full of dreams", l'album de l'amour fou.

J'en parle depuis mille ans sans que rien ne sorte jamais mais ça y est, le voilà. Il s'agit évidemment de mon premier article au sujet de Coldplay et de leur nouvel album (sorti depuis un an déjà, quand même). Ne croyez pas que j'ai su attendre très longtemps, je me le suis fait offrir un mois après sa sortie dans les bacs, j'ai juste bien pris mon temps pour vous dire de quoi il en retourne. Depuis 2008 avec Viva la Vida, à chaque fois que Coldplay sort un nouvel album, je frétille comme un petit gardon hors de l'eau, je l'achète, l'écoute, l'apprends par cœur (autant que le peut quelqu'un qui ne capte rien à l'anglais) et attends avec impatience que le prochain sorte en me demandant si leur génie s'arrêtera un jour (spoiler : non, jamais). Certes, je manque peut-être d'objectivité, mais ce groupe me donne des étoiles dans les oreilles dès que je l'entends.

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Head full of dreams est le premier titre, et figurez-vous que je ne l'aime pas trop, j'ai été un peu déçue en l'écoutant. Cela dit, c'est le seul qui me fait cet effet, le reste est littéralement à se rouler par terre, et cet album m'a encore plus séduite que les précédents. Enfin bon, je n'avais pas accroché à Fix You lors de ma première écoute, et je pense désormais que c'est l'une des plus belles choses qu'ils aient pu écrire, tout peut donc arriver.


Sinon, Everglow et Fun sont de très jolies ballades, un peu à la manière de Always in my head avant elles, et je suis très sensible à ce genre d'ambiances planantes et mélancoliques :





En ce qui concerne le visuel, je dois bien avouer que je n'accroche pas tellement, mais c'est de toute façon très rare que la pochette d'un album me pousse à l'acheter, c'est finalement la dernière chose à laquelle je m'intéresse. Par contre, je suis toujours très impatiente à l'idée de feuilleter le livret du CD, certains sont de vraies œuvres d'art à part entière (mais trop rarement à mon goût). Avec A head full of dreams, j'ai été plutôt circonspecte, parce que la pochette est extrêmement pop et le visuel est, à priori, un peu en décalage avec les titres proposés. Sur ce, je vous laisse avec les trois premiers clips de ce nouvel opus, tous très différents, mais qui m'ont chacun ravie à leur manière :




Et pourquoi ne pas se faire encore plus plaisir en terminant par mon top 5 concernant les autres albums ? Ce serait trop bête de s'en priver.






Une petite dernière, puisque c'est de saison :



Misery

mercredi 23 novembre 2016

"Viscères" de Mo Hayder : impressions à chaud.

Amatrice de thrillers sombres et glauques, j'avais lu de chouettes échos sur Mo Hayder, que j'ai fini par découvrir il y a six ans avec Tokyo, une histoire un peu tarabiscotée et flippante à souhait. Il se trouve qu'elle écrit également (surtout) des polars avec un héros récurrent, l'inspecteur Jack Caffery. Viscères est une suite aux précédents romans le mettant en scène, et si le fait de ne pas avoir lu les précédents volumes ne nuit pas à la compréhension du récit, l'avoir fait rend le dénouement encore plus savoureux.

Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maison de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd'hui, alors qu'Oliver, Matilda et leur fille de trente ans, Lucia, n'ont pas oublié cette découverte macabre, l'histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur. En grand peintre de l'angoisse, Mo Hayder nous livre une série de tableaux sanglants, dans lesquels le commissaire Jack Caffery, toujours hanté par la disparition de son jeune frère, est plus vulnérable que jamais.

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Tous les ingrédients étaient réunis pour me combler : un passé traumatisant qui resurgit brutalement, un huit clos angoissant dans une propriété sans voisinage proche (ambiance à la Misery, t'as vu), la suite des aventures de Jack Caffery, flic solitaire et paumé. Et pourtant, quelques minutes après l'avoir terminé, mon avis est un peu mitigé. Le style d'écriture ne met pas assez le récit en valeur : je ne sais pas si c'est un problème de traduction, mais j'ai trouvé tout ça trop contemplatif et trop neutre.

Mo Hayder a un vrai talent pour jouer avec les nerfs du lecteur, ce n'est pas le problème. Le premier chapitre, qui met en scène une petite fille égarée dans les bois en compagnie d'un chien et d'un mystérieux homme surnommé "le père Noël à l'envers", est très réussi. La découverte macabre de la famille Anchor-Ferrers, qui sent l'étau se resserrer sans rien pouvoir y changer fait monter la pression, lentement mais sûrement. Cependant, l'auteure ne nous colle pas assez les jetons sur ce coup là. La faute à plusieurs éléments qui ne m'ont pas semblé très crédibles, que ce soit dans l'intrigue (quelques dialogues en carton-pâte, quelques précautions élémentaires jamais prises par les ravisseurs pourtant censés être des pro), le comportement de plusieurs personnages (un méchant qui ne l'est en fait pas tant que ça, un autre méchant qui se rend sans opposer de résistance) ou carrément de grosses coïncidences (une personne clé travaille comme par hasard dans une entreprise liée directement à l'intrigue, Caffery rame et perd un temps fou à chercher des indices, mais arrive toujours pile-poil au bon moment). C'est dommage, ce polar aurait pu être brillant, mais il reste simplement agréable à lire, sans plus, alors qu'il y avait un bon potentiel. Et puis, j'ai très vite soupçonné le "coupable" (des années de lectures policières, ça forme), ce qui m'a privé d'un effet de surprise que j'espérais, même si la fin est bonne.

Heureusement, Jack Caffery apprend des éléments nouveaux sur la disparition de son frère, ce qui fait progresser le fil conducteur et pourrait bien tout faire basculer pour la suite. Toujours perturbé par la disparition de son frère Ewan, il a désormais abandonné la partie et veut simplement savoir où celui-ci est enterré, pour pouvoir faire son deuil proprement. Son impuissance à retrouver le corps d'Ewan aura parasité tous les aspects de sa vie, petit à petit : il a définitivement tiré un trait sur sa relation avec Flea Marley (agent de police, elle aussi), a redonné libre cours à son goût pour l'alcool à n'importe quelle heure, et peine désormais à avoir de vraies intuitions. Bref, ici, on retrouve un Caffery totalement à la dérive, secondé par son ami Le Marcheur (personnage désormais bien connu des fidèles de Mo Hayder). Si vous ne l'avez pas encore lu, alors pas besoin d'en savoir plus, je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même le fin mot de l'histoire.

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A propos de l'auteure : Née à Londres en 1962 et fille de professeurs d'université, Mo Hayder met les voiles à l'âge de 15 ans pour enchaîner les petits boulots dans la capitale. A 25 ans, après un mariage éclair et dix ans de "sex, drugs and rok'n'roll", elle décide de partir s'installer à Tokyo. Sur place, c'est la grosse désillusion : elle mène alors une existence recluse, sortant uniquement de sa chambre de bonne par nécessité. Elle y exerce les métiers de barmaid, éducatrice et enfin, professeur d'anglais. Attirée par les films d'animation, elle quitte le Japon à 28 ans pour les Etats-Unis, afin d'y suivre des études de cinéma. Elle obtient finalement son diplôme, mais sans aucun espoir de diffusion auprès d'un large public, étant donné la violence présente dans ses courts-métrages. Elle décide alors de retourner en Angleterre, où elle occupe un poste de garde du corps, puis finit par se consacrer entièrement à l'écriture. Marquée à vie par les expériences traumatisantes vécues par certains de ses proches et par elle-même, elle reconnaît volontiers son besoin d'utiliser l'écriture comme une thérapie à part entière.



Misery

lundi 14 novembre 2016

Que ça nous serve de leçon.

Je n'écris pas à chaud, mais je dois avouer que c'est encore assez tiède. Mardi dernier, j'ai passé la matinée devant l'ordi pour suivre les résultats des élections américaines et je n'ai pas raté une seule miette du désastre. C'était absolument terrible, Hillary Clinton et Donald Trump étaient au coude à coude durant les premières heures du comptage des voix, jusqu'à ce que l'autre con l'emporte férocement. J'ai l'impression d'avoir subi au moins trois étapes du deuil en l'espace de quelques minutes. J'ai commencé par le déni, j'ai bêtement imaginé Trump prononcer ces mots à la place de son discours de victoire : "Non mais en fait, c'était juste pour voir qui allait vraiment voter pour moi, je me suis bien éclaté mais je laisse la place, allez salut les gars !". Et puis la colère s'est évidemment emparée de moi. Je sais que ça peut paraître un peu dingue de se mettre dans un tel état pour un pays qui n'est pas le mien, mais en fait non. Une semaine a beau s'être passée depuis, je suis toujours horrifiée, et plus blasée que jamais. 

J'essaie de me dire que ce ne sont que les USA et que c'est un pays aussi brillant que fou, mais s'ils sont capables d'un tel non sens, qui l'est encore plus ? Que va-t-il se passer ici en 2017 ? J'observe la population qui se dit de gauche, et quand je vois la gueule du gouvernement ça me fait penser à une véritable parodie. J'observe celle de droite, et c'est la même depuis le Moyen Âge. J'ai arrêté de compter le nombre de fois où j'ai lu et entendu les gens dire que si un duel Sarkozy-Le Pen se profilait, ils préféreraient voter le premier pour contrer la seconde. Le fameux syndrome 2002 avec Chirac et Le Pen senior face à face ... Depuis, on ne vote plus pour un candidat mais contre son concurrent. Elle est belle la politique française. En ce qui me concerne, j'espère ne jamais voter contre quelqu'un. Je suis censée élire un programme et un(e) candidat(e) capable de l'incarner. Si personne ne trouve grâce à mes yeux, qu'importe le duo final, je ne pourrai jamais voter contre mes convictions, c'est au-dessus de mes forces. Si Marine Le Pen est élue, c'est parce que des gens (et beaucoup) auront voté pour elle. Parce qu'on la retrouve, elle ses copains partisans de l'enfer, un matin sur deux sur nos chaînes télé et nos ondes radio pour nous expliquer leurs théories fumeuses, à base de l'invasion de ces fameux migrants. Ces réfugiés, en fait, qui fuient leur pays en guerre détruit à la fois par leur gouvernement et une organisation terroriste de grande ampleur. Alors, certes, on pourrait éventuellement atténuer la douleur et se ranger du côté des Républicains. Après tout ils ne sont pas si pires, ils ont juste les mêmes défauts et sont aussi populistes que les petites horreurs sus-citées. Oh mais attendez voir, comme Donald Trump, c'est fou ! Et voilà que nos mecs de gauche (LOL) n'agissent finalement pas beaucoup mieux. On peut donc continuer longtemps à se foutre de la gueule de tout ce petit monde vivant confortablement dans son environnement très privilégié, c'est si cool de voir un neuneu faire du spectacle à la télé. Sauf que partis comme on est, on aura nous aussi un idiot pour président(e) l'année prochaine. 

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Bref, j'aimerais bien vous conseiller d'éteindre vos télévisions dès que vous voyez la sale gueule de nos politiques, de vous posez les bonnes questions et de rester humains. Puis, de faire en sorte que la première présidente que vous élirez ne soit pas une honte pour les valeurs de la démocratie.


Misery

mardi 8 novembre 2016

The Witcher III : le plaisir de jouer retrouvé.

"The Witcher 3: Wild Hunt conclut l'histoire du sorceleur Geralt de Riv amorcée dans les livres d'Andrzej Sapkowski et les deux jeux précédents. À la suite des événements de The Witcher 2: Assassins of Kings, la guerre fait rage entre l'empire du Nilfgaard et ce qui reste des Royaumes du Nord. Dans ce contexte, Geralt apprend que sa fille adoptive, Ciri, a été aperçue pour la première fois après des années d'errance entre les mondes, mais est poursuivie par la Chasse Sauvage, une troupe légendaire de cavaliers spectraux, présage de guerres, de maladies et de fin du monde (le froid blanc). Aidé entre autres par son amie Triss Merigold et sa compagne historique Yennefer, Geralt se met à sa recherche, afin de la retrouver avant la Chasse Sauvage."

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Quand j'ai découvert les joies de la XBox360 l'année dernière, j'ai commencé à jouer énormément. Et dès qu'un jeu (Saints Row 2) m'est tombé entre les mains, j'ai pratiquement occupé la moitié de mes soirées dessus, tellement que j'avais même un peu délaissé la lecture avant de m'endormir. Fort heureusement, je n'avais (et n'ai toujours pas) de console chez moi, ce qui me permettait de faire un break le restant de la semaine. J'ai alors découvert un peu tout ce qui me tombait entre les mains : Skyrim que j'ai adoré, Fallout 3 qui m'a bien divertie, Dragon's Dogma qui s'est vite compliqué, Far Cry 4 que j'ai cordialement détesté, Alan Wake que j'ai plutôt bien aimé, Thief qui reste une énigme complète, Assassin's Creed II qui m'a fait passer d'agréables moments, Injustice : Gods amonds us qui bourrine à la perfection ... Mais ensuite, j'ai juste abandonné l'univers du jeu vidéo, un peu lassée. Comme ça. Pouf. Et puis récemment, j'ai découvert The Witcher III, une petite merveille qui m'a miraculeusement remotivée bien comme il faut.

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Ma tête quand je suis sur le point de commencer une partie.

The Witcher III : Wild Hunt, c'est un poison insidieux au final. On commence par faire deux-trois quêtes, on fourre son nez dans quelques endroits, et on se retrouve à courir sur la carte dans tous les sens, à faire des croisements entre les différentes étapes de la quête principal à imaginer ses petites théories comme on le ferait devant une série. Du coup, le rythme ne faiblit globalement jamais trop, contrairement à la plupart des jeux que j'ai pu tester jusqu'ici : on a une histoire (certes pas originale, mais crédible et extraordinairement bien construite), un but précis, pas de fioritures. On oublie tous les clichés qui envahissent maintenant les jeux vidéos avec des univers futuristes à gogo (désolée, mais je n'aime pas ça, ni dans les livres, ni dans les films, ni rien de rien, et je ne compte pas forcément changer d'avis) et des bastons de trois heures qui empiètent sur l'intrigue : on reste dans le simple-mais-efficace. Dans l'esthétique qui a quelque chose à raconter. Et ça, c'est un bon point, mesdames messieurs. J'ai rapidement retrouvé le plaisir impatient d'allumer la console et de repartir illico vers de nouvelles aventures.


Ici, on incarne Geralt de Riv, un sorceleur censé (entre autres) retrouver sa fille adoptive Ciri. Pour cela, il va falloir survivre aux monstres, aux créatures de la forêt, aux esprits, à la météo pourrie, aux bugs et aux chutes du haut de la falaise. Dans l'ensemble, on assiste sans transition à des scènes anecdotiques (la pourchasse du loup-garou ou d'une voleuse, la découverte un peu inutile des aventures sexuelles du meilleur pote de Geralt) et terribles (la femme du Baron Sanglant devenue à moitié possédée, la mission avec Keira). Cela dit, ne vous fiez pas à l'aspect très "fantasy" de la bande annonce, celui-ci n'arrive que par touches ponctuelles, et l'univers reste quand même très réaliste. C'est justement ce qui fait la beauté du contraste, c'est une claque comme rarement j'en ai pris en matière de jeux vidéos. Ne sachant pas trop comment vous présenter tout ça, je me suis dit qu'il n'était pas mauvais de faire une petite sélection des quêtes les plus marquantes que j'ai pu y découvrir ces derniers temps. Vous en connaîtrez peut-être quelques-unes, et j'espère vous donner envie (ou pas) de faire les autres.


La quête principale (remuer partout pour retrouver Ciri et bastonner la Chasse Sauvage) : 

Après plusieurs dizaines d'heures à sillonner les grandes villes de la carte et à suivre l'histoire qui m'était racontée, je suis devenue Geralt. Jamais un jeu ne m'avait autant immergée dans son univers et son scénario. J'ai retrouvé les bons ingrédients qui font pour moi un livre ou une série agréable : vivre ce qu'on aura jamais l'occasion de vivre, croiser des personnages peu conventionnels à qui on aura jamais l'occasion de faire la conversation, et se balader dans des contrées de rêve. La trame est riche, prenante et parsemée de rebondissements inattendus. Dès le départ, on sait comment tout ça va à peu près finir, mais certaines situations savent bien jouer sur nos cordes sensibles, et on se prend inévitablement d'affection pour les autres personnages, chacun avec leurs motivations et leurs défauts (que ce soit le Baron Sanglant, Triss, Vesemir, Zoltan ou Lambert ... Par contre, j'avoue que j'ai cent fois rêvé de pouvoir faire la tête au carré à Yennefer, elle m'insupporte à un point). La défense du manoir de Kaer Morhen reste définitivement ma scène coup de cœur : on se croirait vraiment aux côtés de Geralt lors de la préparation du plan et du déroulé de l'affrontement (j'ai adoré foncer dans le tas et trancher des têtes à tout va, c'était la meilleure récompense possible pour toutes ces heures de jeu). On voit l'ensemble de la troupe se démener contre la Chasse Sauvage, et rien n'est laissé au hasard à ce moment là. Je ne saurai même pas exprimer à quel point j'étais scotchée devant l'écran, du début de la bataille jusqu'à l'enterrement de Vesemir (très émouvant, au passage).

Bien sûr, les objectifs pour y parvenir foisonnent et traînent parfois un peu en longueur, comme c'est le cas pour la quête du Petit Bâtard, soporifique au possible. Sincèrement, j'ai eu l'impression de me retrouver dans une parodie des 12 travaux d'Astérix et sa maison qui rend fou (dialogues inutiles, personnages introuvables, bugs qui vont bien, étapes à respecter dans l'ordre et visite intégrale de Novigrad pour trouver un malheureux type). Cette mission était une vraie purge, et autant dire que je ne me suis pas régalée du tout. Fort heureusement, ça n'a pas entamé mon enthousiasme général (mais je vous avoue que pendant une seconde, ce n'était pas loin).



Le seigneur d'Undvik (Skellige) :

Arrivé à Skellige, on rencontre la famille royale endeuillée, en quête d'un nouveau successeur après la mort du roi. On se retrouve donc mêlé à une intrigue politique, à choisir le prétendant à la couronne qu'on juge le plus digne et à l'aider dans ses combats et ses explorations. L'histoire est vraiment très cool, originale et dynamique, je n'avais pas encore rencontré de telles interactions dans un jeu. Là où le bât blesse, c'est qu'il s'agit seulement d'un petit épisode, plus narratif qu'autre chose, et qu'on ne peut pas y magouiller façon Game of Thrones (bon, n'est pas Petyr Baelish qui veut, mais ça m'aurait plu de pouvoir au moins participer aux quêtes proposées par les deux souverains possibles, puis de faire mon choix ensuite). Cela dit, je suis impatiente de découvrir les changements apportés à la ville, les conséquences du règne de Cerys (et donc de mes choix). Certains de nos actes pouvant avoir des impacts visuels ou scénaristiques directs, on a un peu l'impression que notre partie devient petit à petit unique, et c'est très plaisant. En plus, le coin est plutôt joli :






L'or des fous (village de Lurtch) :

Parce qu'une petite quête marrante et sans prétention, ça fait parfois du bien aussi (surtout après en avoir terminé avec le Petit Bâtard). Ici, le but est très simple : délivrer les habitants de la malédiction qui les a transformés en cochons. Pour cela, il faudra tout simplement les inspecter et les conduire à la grotte dans laquelle s'est déroulée la transformation. Et voilà que Geralt se retrouve agriculteur, à la tête de tout un groupe de porcs. C'est de l'humour un peu potache, ça ne correspond pas vraiment à l'image héroïque qu'on se fait d'un sorceleur, mais ça détend. Et puis, ma tenue était bien assortie à l'occasion :




Bonus - De quoi ravir les fans d'un certain Tyrion Lannister :

Lorsque j'ai lu qu'on pouvait apercevoir Tyrion dans l'une des geôles de l'archipel, je n'ai pas hésité bien longtemps avant de faire le détour. Malheureusement, on y retrouvera pas plus que son cadavre, perché dans une cellule donnant sur le vide (ce qui n'est pas sans rappeler les Eyrié dans la première saison). La reproduction du personnage n'est pas particulièrement belle, mais elle n'est pas laide non plus : elle ne s'embarrasse pas de détails, mais les traits sont caractéristiques. Si visuellement, ce n'est pas une claque, la référence reste quand même très plaisante.


The Witcher 3 : Wild Hunt
Image volée ici.


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La vraie prison de Tyrion, image tirée de la saison 1.

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Mieux vaut ne pas trop regarder en bas.

En conclusion, on se laisse facilement happer par une histoire plus profonde qu'il n'y paraît et on se régale des nombreuses situations qui ne se ressemblent pas. A tel point qu'on apprend à pardonner, lentement mais sûrement, les quelques longueurs du scénario, les armures très moches dans les trois quarts des cas (les tuniques de paysan, c'est pas trop mon délire), les déplacements du cheval totalement hasardeux, les bugs incontournables et les morts trop faciles (oui, parce que Geralt est susceptible et se suicide dès qu'il saute d'un peu trop haut à son goût). Mais lorsqu'en contrepartie, on voit des images d'une telle beauté et autant de détails peaufinés aux petits oignons, il est impossible de faire le difficile.


Une tenue de warrior que je suis très fière d'avoir dénichée, et une barbe qui atteste du nombre d'heures déjà jouées !


C'est bien, Ablette !


Alors voilà, tu as gagné, Geralt : bienvenue à la première position de mon top 5 des jeux vidéos.



Misery

mercredi 2 novembre 2016

Lynda Lemay.

Bien qu'il m'arrive souvent d'écouter de la musique un peu trop discutable, j'ai malgré tout une exigence toute particulière concernant les chanteuses de manière générale. Le sexisme est tellement partout, chez les hommes et les femmes elles-mêmes, que je refuse d'écouter une femme qui n'a rien dans le bide. Je n'aime pas celles qui n'ont pas leur propre univers, qui jouent de leur physique et qui ont une voix qu'on retrouve partout, ça me met en colère. 

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"Tout le monde a des sentiments, mais moi, lorsque je ressens quelque chose, je veux tout de suite le traduire par écrit. Ce qui m'inspire, c'est la vie, la mort et ce qu'il y a entre les deux."

Récemment, j'ai commencé à écouter Lynda Lemay. Elle nous vient tout droit du Canada, elle a écrit sa première chanson à l'âge de 9 ans, et a déjà 17 albums à son actif (en comptant les live et son best-of). C'est pas mal parce que ça s'inscrit un peu dans la lignée des chanteuses qui ont vraiment quelque chose à dire et moi, j'aime bien les textes un peu consistants (comme ceux de Rose ou de Melissmell). Il est très agréable de voir, chez une artiste, la chanson représentée autrement que par des textes cul-cul dignes d'une ado de treize ans. Oui, ceci est une remarque parfaitement injuste et sexiste, mais citez-moi plus de cinq interprètes francophones qui parlent d'autre chose que de bons sentiments niaiseux à toutes les sauces. Vraiment, c'est un changement qui fait du bien, vous n'avez pas idée. Je n'aime pas les simagrées, je les supporte de moins en moins, ça me donne envie de casser des trucs. Là ce n'est pas le cas, Lynda Lemay possède une voix extraordinaire bien spécifique, avec des petites imperfections comme j'aime, c'est tout simplement authentique. Elle aborde certains thèmes dramatiques sans fausse pudeur, tirant bien souvent son inspiration de ses propres blessures ou de ses réflexions sur le monde. La thérapie par l'art est en soi une démarche qui me touche beaucoup, et je trouve ses textes tout à fait cathartiques. Exemples :









Misery