jeudi 19 avril 2018

Les découvertes d'avril.

J'ai envie d'essayer une nouvelle série d'articles ici, mes favoris ou bien une sélection de choses intéressantes/étonnantes que j'ai regardées ou vues sur Internet pendant le mois. Voici donc ce que j'ai retenu du mois d'avril (comme celui-ci n'est pas encore fini et pour une fois que je suis en avance, je rajouterai des choses plus tard si besoin).


MUSIQUE :

• Maud Geffray : 
Ce clip de Maud Geffray, Ice Teens, m'a glacée même si la musique en elle-même n'est pas vraiment mon délire. Voici ce qu'on en dit sur Nova : "Quelque part dans un internat isolé une jeune fille intègre une formation particulière. Le clip met en scène un groupe de jeunes filles amenées à se dépasser physiquement et mentalement. On se rend compte au fur et à mesure que le but de cette formation n'est pas vraiment celui que l'on croit. En inversant les codes et en formant les jeunes filles à se faire exécuter et non l'inverse, l'histoire nous confronte à l'absurdité de l'éducation, des pensées uniques. C'est la civilisation qui s'effondre. Elles apprennent dès lors à mourir dignement sans être effrayées en se déshumanisant totalement. Si les thèmes de ce clip résonnent bien évidemment avec l'actualité, la mise en scène en rend le contexte et l'époque insaisissables. Les questionnements que porte le clip sont intemporels."



• Hoshi : 
J'ai découvert cette révélation française du moment grâce à mon fil de recommandations YouTube (qui a bien fait les choses, pour une fois). J'ai l'impression d'entendre un mélange très cool de Melissmell et de Louise Attaque, je me sens déjà en territoire connu, j'adhère.




LIVRE :

• Origine (en cours) : 

Image associéeRécemment, je me suis rendue compte que j'avais pas mal de retard sur les nouvelles sorties de mes auteurs préférés (Stephen King en tête, mais il sort trois bouquins par an alors c'est pas facile aussi). Je rattrape doucement mais sûrement mes lacunes avec le nouveau Dan Brown, Origine. Ce dernier tome fait partie de l'ensemble des aventures de Robert Langdon. Malgré une narration un peu classique et attendue, c'est toujours un plaisir d'ouvrir ce genre de romans instructifs, historiques et en même temps simples à lire. On revient un peu vers le style plus sombre du Symbole Perdu, mon tome favori, mais malgré tout Origine arrive à conserver un ton léger sans pour autant passer sous silence les dangers de l'extrémisme religieux et de l'essor des nouvelles technologies, sujets qui semblent inquiéter de plus en plus l'auteur au fil de ses romans (à raison d'ailleurs, quand on voit la tronche des actualités ...). Bref, pour l'instant c'est encore une réussite.



SÉRIES :

• Jessica Jones :

Il faut savoir que je ne suis pas très Marvel à la base, je les regarde en les prenant pour des divertissements lambda avec de jolis effets spéciaux. C'est sûrement un peu con dit comme ça, mais moi qui suis anti-manicchéisme, je vois souvent très vite les limites de ce genre de films (même si j'aime beaucoup Iron Man et Loki cela dit). Quand j'ai lu que Jessica était l'anti-héroïne parfaite, aigrie, alcoolique, cynique et un poil détestable, j'ai eu tout de suite envie d'en découvrir plus. La saison 1 est presque parfaite en tous points (sauf les fameux ralentis super moches et très à la mode en ce moment), là où la saison 2 m'a laissée un peu plus mitigée. Je détaillerai dans un autre article consacré spécialement à cette série, mais sachez juste que certaines scènes iconiques me fascinent encore. Et, très important, je n'ai jamais été éjectée de l'univers mis en place. À l'heure où les films de super-héros fleurissent de partout (un peu trop ?), je vous recommande Jessica Jones dont l'approche originale fait réfléchir.


• The Terror (en cours) : 

Eh bien je dois dire que pour le moment c'est une excellente surprise, alors que je ne suis pas forcément une adepte du genre. Mais quel genre ? Car c'est bien un total mélange de genres que nous propose The Terror, caché sous un label "épouvante horreur" un peu mensonger (non ça fait pas peur, en fait). Le traitement psychologique de l'équipage est ce que je trouve le plus intéressant. Là où on pourrait nous dresser un portrait d'ensemble ou nous montrer un héros qui se distingue des autres, la série ne choisit pas la facilité et nous propose de suivre plusieurs personnages durant cette expédition particulièrement difficile. Alors oui l'histoire de la créature est très en retrait par rapport à ce qui était annoncé (paraît-il que c'était l'élément central de l'histoire, tu parles), mais l'horreur vient peut-être plus des rapports entre humains en eux-mêmes que du côté fantastico-mystique. Ça me renvoie à une citation de Stephen King que je trouve très juste : "c'est nous, les hommes, qui sommes les véritables monstres".



FILMS :

• Annihilation :

Je l'avais attendu avec impatience, le voici et la déception avec. Annihilation a fait beaucoup parler de lui, peut-être trop. Il faut dire que le trailer nous vantait de l'action effrénée et un survival de malade qui fight dans tous les sens. J'ai énormément aimé les trois quarts du film, dans lequel le casting fait un travail extraordinaire et nous montre un côté très girl power original pour ce genre de films. Mais certains éléments m'ont profondément déplu, notamment le visuel du Miroitement, très série Z, ainsi que la fin cul-cul à souhait (mais vraiment). Annihilation n'a pas su me tenir jusqu'aux dernières minutes et tend trop à pousser le délire dans une symbolique inutile et hors sujet, ce qui le rend bancal. On perd toute la solidité du scénario en quelques minutes, on trébuche dans le mélodrame ridicule, ce qui rend tout le reste du film très vain et sans aucun impact (parce que non, apparemment il n'y en a pas, allez comprendre). Ce film m'aura marquée, mais plutôt pour de mauvaises raisons.


• Jessie (ou Gerald's Game en VO) :

J'aime les scènes de huis clos (bon enfin pas toutes, mais quand c'est bien joué, ça peut être très sympa), réussir un film basé entièrement sur ce concept me pousse à une admiration sans bornes. Dans celui-ci, la culture du viol est dénoncée à travers deux épreuves que subira Jessie : les abus de la part de son père et ceux de la part de son mari, avec le lot de déni qui va avec, du côté de l'agresseur comme de celui de la victime. J'ai aimé le traitement de l'histoire qui ne se prête pas à une adaptation, ça n'aurait pas pu être mieux réussi et la mise en scène sublime l'ensemble (à l'image de Dolores Claiborne, évoqué plusieurs fois d'ailleurs). D'une histoire sombre et glauque ressort au final un message d'espoir bien salutaire en ce moment, j'en suis sortie avec les larmes aux yeux. C'est fou ce que l'actrice principale arrive à exprimer avec si peu de mots, et c'est cette force qui m'a bouleversée. Sinon grosse scène trash à la fin, je n'ai pas pu la regarder jusqu'au bout tellement c'était dégueulasse. Vous êtes prévenus.



PHOTOS PROMO :

• Westworld :
Qu'on se le dise, je suis excitée comme une puce à l'idée de découvrir (tout bientôt !) la deuxième saison de Westworld. Pour patienter, on a eu droit à de nouvelles photos promo, toutes plus magnifiques les unes que les autres. En plus, elles ne spoilent rien du tout.

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ILLUSTRATIONS :

• Fernanda Suarez :

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mardi 17 avril 2018

L'Ecosse résumée en trois oeuvres.

J'ai toujours eu un faible pour tout ce qui est celtique et pour les beaux paysages d'Irlande ou d'Ecosse, malheureusement je n'ai jamais eu la possibilité de pouvoir les admirer en vrai (un jour qui sait). En attendant il y a toujours la télé pour voyager depuis son canapé, on ne va pas bouder notre plaisir, c'est déjà ça. Du coup voici une petite sélection thématique autour de l'Ecosse justement, avec trois oeuvres sans doute désormais bien connues du grand public.


Braveheart :

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Ce film m'a collé une claque hallucinante, parce que c'est sans doute le meilleur biopic que j'ai pu voir jusque là. Alors bien sûr, on pourra toujours lui reprocher le côté trop romancé et libre adaptation, mais personnellement ça ne m'a pas du tout dérangée. Braveheart s'appuie librement sur une histoire vraie qui a secoué toute l'Ecosse dans les années 1230, période durant laquelle William Wallace décide sérieusement de prendre les choses en main après avoir vu son épouse, et bien avant ça son père, se faire zigouiller par l'armée anglaise. Mais rassurez-vous, tout est bien expliqué, le scénario est accessible (sans nous prendre trop par la main non plus, j'apprécie) et ne laisse pas ceux qui n'y connaissent rien sur le bas-côté.

"Evocation de la vie tumultueuse de William Wallace, héros et symbole de l'indépendance écossaise, qui à la fin du XIIIe siècle affronta les troupes du roi d'Angleterre Edward I qui venaient d'envahir son pays."

On suit son parcours grâce à une copieuse introduction qui nous montre son enfance vite privée de toute insouciance, on le voit ensuite débuter son histoire avec la jeune et jolie Murron de la plus niaise des façons avant que celle-ci ne se fasse trancher la gorge. Le parallèle donne une idée très précise de l'horreur qui a été exercée là-bas depuis plus de 30 ans en toute impunité. Grâce à cette colère et à l'énergie du désespoir, William Wallace s'improvise leader d'une rébellion pour aider autant que possible un peuple qui lutte pour survivre et qui veut reprendre les rênes. Tout au long du film, on le voit prendre du galon dans son cheminement personnel, non sans un désir de vengeance parfois un peu trop aveuglant, mais avec des intentions toujours louables et finalement justes. Je repense à ce speech superbe au milieu d'hommes qui commencent à flipper sur le champ de bataille et qui envisagent même de tailler la route, j'en ai eu des frissons.


A chaque fois, on assiste sans transition à des scènes de solidarité la plus pure et à des moments de trahison terrible. L'histoire devient de plus en plus sombre à mesure que chacun y va de son petit jeu et de ses petits complots. Le pire reste que ceux qui trahiront ne se rendront même pas compte de leur propre naïveté en préférant céder aux sirènes de l'ennemi pour avoir la vie sauve (mais bonjour l'arnaque à terme, à mon avis). La mise en scène est plutôt chouette pour l'époque, on se sent réellement dans la forêt avec tous ces résistants, il y a un côté très immersif qui parvient à toujours nous tenir en haleine malgré la durée énorme du film (3h, oui quand même).

Autre reproche qui a pu être fait : l'introduction d'Isabelle de France complètement anachronique et donc complètement inutile pour la suite des événements. C'est pas tellement faux, mais j'ai quand même aimé cette partie, ne serait-ce que pour le côté féministe du personnage au milieu d'un casting très masculin. Mariée de force pour forger une alliance entre la France et l'Angleterre, clairement ignorée par son époux, manipulée par son beau-père, entourée de gens à qui elle ne peut se fier, elle va décider elle aussi de prendre son destin en main et jouer à son propre petit jeu. Alors oui OK, ce personnage n'avait rien à faire là, mais j'ai trouvé ça plutôt bien amené malgré tout.

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Comme dans tous les films qui traitent de la guerre de façon réaliste, beaucoup n'y survivront pas, mais ce n'est pas vraiment la fin qui compte. C'est le voyage aux côtés d'une armée partie de rien, portée par un homme d'un courage extraordinaire.


Outlander :

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Bon avant tout, j'ai beaucoup de mal avec la romance de manière générale. Le schéma est toujours le même jusqu'à épuisement : A tombe amoureuse de B, qui est déjà in love de A depuis le début, mais A pense que B la déteste, et au final ça donne lieu à une happy end avec un rapide passage par la case "B a été vue en train de flirter avec C mais ce n'était qu'un malentendu". Et malheureusement, Outlander n'échappe parfois pas à la règle, même si le ton dramatique aide beaucoup à contre-balancer. J'ai mis une semaine à venir à bout de la première saison et après le final, j'étais conquise. Je suis très contrariée que ça n'ait pas duré sur la longueur, mais revenons à nos moutons : la saison 1 (puisque c'est la seule qui se déroule intégralement en Ecosse).

"En 1945, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Claire Randall se retrouve transportée dans l’Écosse de 1743. Pour survivre face à l'armée anglaise, elle y est forcée d'épouser un Highlander, Jamie Fraser, dont elle tombe finalement amoureuse. Claire se retrouve alors déchirée entre deux hommes qu'elle aime, dont l'un son mari coincé au XXe siècle."

Sur le papier je me doute que ça ne fait pas super envie, mais on se rend rapidement compte que l'histoire est bien loin de tourner autour de ça, elle ne tient pas du tout ses promesses pour notre plus grand plaisir. La saison 1 se présente en réalité bien plus comme une fiction historique que comme une romance sur fond de voyage temporel. On y découvre les coutumes des Highlanders, le mode de vie des Clans, les conflits qui déchirent le pays et la résistance quotidienne à la domination anglaise. Je me suis retrouvée happée par l'histoire et le tout est servi avec toute une palette d'émotions qui fait vite oublier le côté basique et neuneu du pitch. Malgré des ralentis parfois atroces, le style est excellent et on est vite embarqués dans cet univers bien pensé et bien construit. Bon après il y a toujours des inévitables clichés qui s'invitent, comme l'entraînement à se battre qui arrive pile 5 minutes avant qu'on en ait besoin, ou ce moment où on se fait repérer par l'ennemi parce qu'on braille comme des porcs dans la forêt. Ah OK pardon, je pensais qu'il fallait la boucler dans un endroit hostile qui résonne à mort et qui est traversé par une bonne grosse armée (mais ça aurait évité de se faire emprisonner, du coup c'était moins drôle).

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Festival de testostérone.

Sinon, je dois reconnaître qu'au départ j'ai eu un peu de mal avec l'idée que Tobias Menzies incarnait deux personnages (le mari de Claire en 1945 + le commandant Jack Randall), c'est le genre de procédé qui a tendance à me sortir du truc, ça me paraît toujours très connoté série Z. Mais comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, j'ai vite revu mon jugement tant l'acteur est parfait pour les deux rôles (à vrai dire, on a même du mal à se souvenir que c'est le même acteur, tant les deux interprétations sont différentes et justes). Pour moi, c'est clairement LE gros point fort et sa nomination aux Gloden Globes n'était que justice. D'autant plus que je n'avais encore jamais vu un gros méchant aussi flippant et malsain dans une série, Black Jack ferait presque passer Ramsay Bolton (GoT) pour un débutant. Ce mec est vraiment très très malaisant, et le mot est faible.

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A gauche : Frank Randall, le mari (trop) gentil ; à droite : l'horrible et traumatisant Black Jack.

Bref on a une fresque culturelle très réussie, des personnages principaux bien travaillés et un scénario qui n'épargne absolument personne de l'horreur (ce n'est surtout pas Jamie qui dira le contraire). Je ne me suis pas ennuyée une minute, mais je ne peux que regretter que la suite soit vite tombée dans la niaiserie après une première saison qui se démarquait beaucoup. En somme, je pense qu'on nous avait habitués à trop bien dès le début.


Rebelle :

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Braveheart et Outlander, c'est clairement pas les références les plus gaies du monde, du coup on va soigner votre déprime naissante avec un Disney/Pixar. Ici la firme aux grandes oreilles a voulu innover en nous proposant de suivre les aventures de la princesse Mérida à l'époque médiévale : 

"Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Écosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction."

Dès le début on suit Mérida s'opposer à la volonté de sa mère, à savoir la marier à l'issue du grand tournoi organisé pour cette occasion. Le principe est simple : la princesse étant passionnée de tir à l'arc, chacun de ses prétendants devra se plier à cet exercice et le vainqueur se verra offrir la main de la demoiselle. Vous avez compris la suite, Mérida va concourir elle-même pour obtenir sa propre main et ainsi échapper au mariage, une idée qui est d'ailleurs la plus belle scène du film :


Ce qui est très cool, c'est la dimension féministe omniprésente dans ce film d'animation. Plusieurs thématiques toujours actuelles sont développées avec autant de sérieux que d'humour, sans en faire des caisses. Les femmes fortes se font la part belle, entre une princesse qui rêve de liberté et sa mère qui est la vraie régente du Clan (parce que son mari passe le plus clair de ses journées à se foutre de tout), elles ont le pouvoir. La première partie du film est tout à fait géniale, d'autant qu'elle exploite bien son univers, ses paysages, ses décors, son folklore.

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En revanche, je ne suis pas sûre que la seconde partie était indispensable, cette histoire de malédiction fait retomber le tout dans les clichés bisounours habituels (la famille, l'amour, tout ça). Les personnages représentent des stéréotypes qui se retournent contre eux à divers moments, sauf qu'à un moment on a plus l'impression d'être devant une leçon de morale pour enfant que devant un métrage vraiment innovant et libéré des codes passés. Je l'ai même trouvé un peu "archaïque" dans sa deuxième moitié et toute la hype est retombée.
En résumé Rebelle vaut surtout pour son côté girl power et fait un bien fou aux amateurs d'ambiance celtique, mais l'histoire peut être vite décevante si vous aviez espéré un vrai voyage initiatique ponctué d'aventures.


Et pour le plaisir des yeux :

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Braveheart

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Outlander

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Rebelle


Pour le plaisir des ouïes :




lundi 12 mars 2018

Quatre séries d'ici et d'ailleurs.

Je n'aurais jamais autant regardé de séries que depuis ce début d'année, j'ai même l'impression de ne faire que ça en ce moment, alors qu'au départ ce n'est pas vraiment mon truc (ou alors modérément et en ciblant longtemps et beaucoup). Il faut bien avouer que sur Netflix, il y a à boire et à manger, impossible de ne pas y trouver son compte à un moment ou à un autre. Si je ne suis pas complètement séduite par leur catalogue films, j'ai en revanche un gros faible pour leurs séries originales ou rediffusées, qui sortent un peu des sentiers battus. En voici quatre qui m'ont particulièrement marquée et qui gagneraient à être plus largement connues.


Dark (Allemagne)

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Je sais bien que vous avez déjà tout lu et tout vu au sujet de cette série. Certains disent qu'elle ne vaut pas tout le tapage médiatique qu'elle a engendré et qu'elle est plutôt simpliste ; d'autres racontent qu'elle est géniale et qu'il faut absolument la regarder, que c'est l'une des séries majeures de 2017, tout ça. Eh bien voici un avis en plus dans ce sens. Il faut dire qu'elle est très bien foutue, la finesse du scénario est finalement bien plus agréable que de voir un énième show à l'américaine bourré d'effets spéciaux. Je pourrais d'ailleurs utiliser cet argument pour chaque série que je vais citer ici (après la saison 7 de GoT trop spectaculaire, j'ai eu besoin d'autre chose). J'aime beaucoup la froideur qui s'en dégage et le côté épuré de la mise en scène. L'histoire se déroule sur trois générations dans une petite ville allemande envahie par les boucles temporelles, il y a aussi une grotte étrange, des expériences bizarres, des secrets et des personnages pas du tout manichéens (et aucun n'a un physique très hollywoodien, franchement ça fait du bien). A côté de ça, la BO offerte par Apparat est tout simplement à tomber par terre, bien qu'un peu étrange par moments. Difficile de ne pas penser à Stephen King vu l'ambiance et le traitement de tous ces anti-héros, ça s'en rapproche beaucoup et ce n'est pas pour me déplaire, vous vous en doutez.


La Mante (France)

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Encore une série dont tout le monde a au moins entendu parler, d'autant qu'elle a été diffusée et regardée en masse sur TF1, c'est d'ailleurs sur leur replay que je l'ai découverte (étonnant de voir une aussi bonne série sur une chaîne aussi nulle). Elle met en scène Jeanne Deber, une ex-tueuse en série qui purge une peine à perpétuité pour n'avoir pas été très gentille avec des meurtriers et/ou violeurs de femmes et d'enfants. Aujourd'hui, la police est face à un copycat s'inspirant de ses crimes, et il leur vient une brillante idée (ou pas) pour débusquer le coupable : la faire participer à l'enquête et la pousser à traquer son imitateur. Et qui est en charge de cette enquête ? Je vous le donne en mille : son fils Damien, devenu flic, qu'elle n'a pas revu depuis trente ans et qui nie jusqu'à son existence (parce qu'il n'a jamais pris le temps d'entendre les motivations de sa mère, tout coincé qu'il était dans sa bien-pensance). Le temps passe lentement, sur plusieurs jours ou semaines, on oscille entre la relation Jeanne/Damien et l'élaboration du plan pour débusquer le copycat, c'est très bien ficelé. J'aime de plus en plus découvrir Fred Testot dans ses nouveaux rôles plus sombres et torturés, plus nécessaires aussi, loin de son image WTF dans le SAV des émissions


River (Suède/Angleterre)

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Je l'ai personnellement découverte tardivement, puisqu'elle est sortie en 2015 sur Arte, mais ça m'a au moins permis de binge-watcher (enfin à mon rythme, il ne faut pas trop en demander non plus). John River est un inspecteur de police aux méthodes particulières, hanté par la mort de sa collègue Stevie et par toutes les affaires non résolues qu'il a sur les bras. Il souffre de schizophrénie, ce qui l'handicape et le fragilise au quotidien, tout en exacerbant sa sensibilité et son empathie puisqu'il peut parler aux morts, les voir et les entendre, du moins dans sa tête (ce qui se révèle être un sacré avantage pour avancer dans les enquêtes). Malgré quelques petites longueurs parfois, cette mini-série a presque atteint la perfection pour moi. Bon parfois on s'interroge sur la crédibilité de certains faits, comme la possibilité de falsifier un dossier d'analyse psychologique pour entrer dans la police, ou encore l'indifférence de certains flics face aux délires de leur collègue. Mais à part ça tout est extrêmement bien rodé et bien écrit. Aucun détail n'est laissé au hasard, pas même dans la mise en scène qui est toujours très efficace et confusante à souhait (oui confusante, j'invente des mots mais c'est mon blog, je fais ce que je veux et puis c'est tout). Mention spéciale à Stellan Skarsgård qui est touchant sans ne jamais en faire trop ; son physique de monsieur-tout-le-monde est, à mon sens, parfait pour le rôle de River. Sa facilité à alterner entre le dépressif mono-expressif et le délirant survolté est absolument effrayante. Je me suis vraiment régalée, même si je ne suis pas certaine que ce soit le mot qui convient.


The End of The F**king World (Grande-Bretagne)

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Cette mini-série déroulée en 8 épisodes de vingt minutes nous raconte l'histoire de James, jeune psychopathe en herbe qui rêve d'assassiner sa première victime humaine (oui, parce que ce charmant jeune homme tue déjà des animaux à ses heures perdues). Il fait alors la rencontre d'Alyssa, lycéenne rêveuse et complètement paumée qui n'a qu'une seule envie : fuir très loin de chez elle. Une bonne opportunité pour James qui y voit l'occasion d'isoler sa compagne d'infortune avant de la découper en rondelles. Les deux ado fuguent, le road-trip chaotique commence, mais James n'avait pas prévu d'avoir le béguin pour la bizarroïde Alyssa. Voilà typiquement le genre de séries qui ne fera pas l'unanimité. Tout dépend de votre seuil de tolérance à la violence, à la vulgarité et à l'humour noir (personnellement ça va et j'avoue que je suis même plutôt cliente), à partir de là vous pourrez autant aimer que détester. Ces deux ados sont des personnalités très complexes, avec une bonne grosse part d'ombre bien ancrée mais en définitive, on ne peut que s'attacher profondément à eux. Et surtout, on ne pourra jamais les blâmer pour ce que le monde, et plus précisément leur entourage, a fait d'eux. C'est une série toute en noirceur, bestiale, douteuse et un peu sale mais aussi "feel good", relax et divertissante. J'ai peut-être été un peu déçue par la fin, non pas par le manque de qualité, bien au contraire, mais parce que j'aurais aimé en voir plus. Je suis donc impatiente de voir la deuxième saison, si deuxième saison il y a.

jeudi 31 août 2017

Game of Thrones : "The Dragon and The Wolf", épisode 7. [Voilààà, c'est fini ...]

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Je ne sais pas vous, mais moi je n'ai aucune envie d'attendre deux ans après tout ça. 

Malgré les avis très mitigés que j'ai pu lire à propos de The Dragon and The Wolf, je dois dire que pour moi il se place juste avant le génial Beyond The Wall et à égalité avec Dragonstone, ce qui en fait l'un de mes épisodes préférés de la saison. On a des intrigues qui se concluent enfin, ce qui donne un sentiment de satisfaction très agréable, et on retrouve le versant plus psychologique qui fait toute la saveur de GoT (bien avant les epic battles et les effets spéciaux).  Le point sur tout ce qui s'est passé :


Du côté de Winterfell : 

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Je me doutais un peu de la magouille contre Baelish (et de sa mort durant la saison 7, le personnage ne servant clairement plus à grand chose). Cette scène était donc sans surprise pour moi, mais je l'ai quand même trouvée hyper sympa et je n'ai pas boudé mon plaisir. De toute façon, dans le cas contraire, je n'aurais jamais pardonné ce que les scénaristes auraient fait d'Arya, alors c'est tant mieux. Le plan des deux soeurs Stark étaient vraiment très fin, j'ai aimé voir Baelish se débattre sans trouver d'arguments et être pris au dépourvu. C'était plutôt cool de voir ce personnage en position de faiblesse (finis la voix basse et les murmures mesquins), pour arriver à une mort assez brutale (je me demande si l'égorgement n'est pas un clin d'œil au fait qu'il avait mis sa dague sous la gorge de Ned, comme Bran le rappelle juste avant). Par contre, j'aurais aimé une mort plus digne pour lui, pas qu'il se traîne par terre comme un gamin de 10 ans, parce que ça faisait un peu pitié quand même. Même si je crois effectivement qu'il était sincère lorsqu'il parlait de son amour pour Catelyn et Sansa, ça m'a fait bizarre qu'il fasse toute cette comédie. Au final, Arya et Sansa retrouvent une paix intérieure perdue depuis des années, ça fait plaisir à voir.


Du côté de Fossedragon :

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Daenerys arrive sur son dragon, en retard et fière de l'être, pour bien faire sentir que c'est elle qui mène le jeu (complètement con et immature quand on vient négocier une trêve), et juste après Jon déclare son allégeance à sa blonde au lieu de faire profil bas (complètement irresponsable quand on vient négocier une trêve). Je comprends ceux qui s'émerveillent devant son honnêteté à toute épreuve, mais en ce qui me concerne, je trouve inacceptable pour un "chef de guerre" de s'apprêter à foutre dans la merde tous ses compagnons de route. Comme avait essayé de lui enseigner Sansa au début de la saison, il faut savoir ne pas être toujours sincère quand on a un adversaire de la taille de Cersei en face, mais la leçon n'aura pas porté ses fruits on dirait.
Ned n'est pas le père biologique de Jon, mais bien son père spirituel : un brave type très droit et très gentil mais aussi un peu naïf, qui s'est fait manipuler par Baelish et qui a finit raccourci par les Lannister faute de subtilité. Daenerys, elle, est bien la fille de son père, instable et irrespectueuse. On se demande toujours si avec l'âge elle ne va pas devenir cinglée comme Aerys, si le pouvoir ne va pas lui monter à la tête et si elle ne va pas se mettre à griller tous ceux qui ne vont pas s'agenouiller devant elle (ah non pardon, ça c'est déjà fait). Tyrion revient sur le devant de la scène, et prouve à nouveau qu'il est certainement le personnage le plus intelligent. Il sait comment parler à Cersei pour la convaincre de changer d'avis, du moins en apparence, et il a réussi habilement à apaiser les tensions.

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Nous y voilà, le Cleganebowl est clairement teasé, et à vrai dire je m'étais préparée psychologiquement à le voir dès cette saison. La rencontre en elle-même m'a laissée un peu sur ma faim, j'en voulais plus : plus de hargne, plus de provocation, plus de confrontation. Dans les propos de Sandor, j'ai eu l'impression que la haine se mélangeait un peu à un semblant de "qu'est-ce qu'ils ont fait de toi, frangin ?" mélancolique. Pour la saison 8, j'ai bien envie de voir une scène où Arya essaierait de monopoliser l'attention de La Montagne, pendant que Brienne of fucking Torth et son nouveau copain le Limier lui feraient la peau. Oui je sais, je fais de beaux rêves.

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"Qu'est-ce que t'es moche."

Au milieu de toutes ces réjouissances (et après un gros suspense), on a le zombie enchaîné qui fonce droit sur Cersei, et c'est impressionnant. C'est que ça fait flipper ces petites bêtes là. Comme disait Tyrion dans l'arène en cas d'échec des négociations : "nous sommes dans la merde". Ils sont tous "dans la merde" jusqu'au cou, en effet : Jon et Daenerys avec leurs dragons, tout comme Cersei avec son armée, Euron et la Compagnie Dorée qui va bientôt débarquer. L'armée des morts passe, et la seule option est de tuer le Roi de la Nuit en priant pour que ça désintègre tous les autres morts-vivants au passage.


Du côté du Donjon Rouge :

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Cersei est toujours remplie de haine et d'amertume, ça se sent gros comme une maison quand elle discute avec Tyrion et Jaime. Cela dit, elle n'arrive quand même pas à les faire tuer, ce qui ressemble beaucoup au comportement de Tywin : un Lannister reste un Lannister quoi qu'il arrive. J'ai aimé la façon dont Tyrion et elle se disent enfin leurs quatre vérités (surtout Tyrion qui lâche tranquille et sans pression : "j'ai pensé à te tuer tellement de fois que ça serait impossible de les compter"). Excellent jeu d'acteur des deux côtés, c'était très intense.

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Ensuite vient la scène Cersei/Jaime, et pendant deux secondes j'ai vraiment cru que c'était fini pour lui. D'ailleurs, quand Cersei fait un signe de tête à son bodybuilder en amure, j'avais l'impression que c'était sa façon de l'autoriser à faire voler la tête de son frangin adoré. Au final rien de tout ça n'est arrivé, et à la place Jaime prend son envol. ENFIN. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. La scène de son départ n'a absolument rien d'exceptionnel, mais c'était vraiment jouissif de le voir faire cavalier seul (au sens propre du terme), avec la neige tombant sur Port-Réal en prime. On remercie Brienne pour son "fuck loyalty" qui aura valu cette prise de conscience soudaine. Tormund n'a qu'à bien se tenir, retrouvailles are coming à Winterfell.


Du côté de Peyredragon :

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On revient sur l'intrigue de Theon et je suis un peu mitigée. Sa scène avec Jon est belle, celle avec les Fers-Nés encore plus, mais je reste persuadée que sa soeur est déjà morte et qu'il ne retrouvera pas Euron à Pyke (puisqu'il est parti chercher la Compagnie Dorée à Essos). Mais bordel, qu'est-ce que ça fait du bien de revoir Theon récupérer un peu de dignité. Cette histoire me fait revenir à mon idée de départ selon laquelle il devra buter son tonton et par extension récupérer le Trône de Sel, mais il y a encore tellement à faire en 6 malheureux épisodes ... L'échange Theon/Jon était chouette, plus besoin de se sentir tiraillé entre Stark et Greyjoy, ça règle bien des problèmes existentiels. Est-ce une façon de faire comprendre en parallèle que peu importe sa généalogie, Jon restera avant tout un Stark quoi qu'il arrive ? 


De l'autre côté du Mur :


La scène finale avec le Roi de la Nuit qui chevauche Viserion était vraiment stylée, de quoi me redonner goût aux dragons dans GoT ! Le feu bleu, le Mur qui s'effrite et l'ambiance glaciale de ce moment m'ont collé des frissons. Cette scène était, elle aussi, assez prévisible, mais c'était quand même un beau grand moment. Le Mur tombe et un nouveau chapitre reste à écrire : la lutte du royaume des vivants contre celui des morts.
Le suspense concernant Tormund et Beric me rend déjà malade, dire qu'il va falloir attendre deux ans ... C'est assez compliqué de se faire une idée là-dessus, d'un côté je ne vois pas comment ils pourraient survivre à ça, mais de l'autre je me dis qu'ils peuvent pas y passer dans l'anonymat total. Ce serait vraiment du gâchis, et j'avoue que ça me plairait pas vraiment. Du coup, j'imagine une espèce d'entre deux : Beric qui gratouille la neige à la recherche de Tormund et qui le trouve refroidi, par exemple. Je crois que le pote de Thoros a encore un rôle à jouer avec cette histoire d'épée de feu et de Dieu de la Lumière, donc si l'un des deux doit disparaître, je mise sur le rouquin fou amoureux de Brienne (malheureusement).


... Et le reste, un peu en vrac :

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Les retrouvailles entre Sandor et Brienne ont été pour moi l'un des temps forts de ce dernier épisode. J'ai apprécié de ne pas les voir hostiles l'un envers l'autre, d'ailleurs ils ne pouvaient que s'entendre vu leur vision des choses similaire concernant Arya. Quand on pense à la raclée qu'ils se sont collée et à leur nature pas particulièrement jouasse, leur petit sourire en coin partagé était assez émouvant. Et vu que tout ce beau monde va se retrouver à Winterfell, on peut donc enfin espérer des retrouvailles Arya/Sandor pour la dernière saison (je ne vous ai pas déjà dit une centaine de fois que je n'attendais que ça ?).

  

Et le moins bon pour la fin ...


Vous voyez l'air blasé de Tyrion quand il découvre que Jon est parti dans le pieu de Daenerys ? Eh bien j'ai du faire à peu près la même tête, c'est clairement le gros point négatif de cet épisode pour moi. Je m'étais spoilée exprès bien avant pour être un peu préparée psychologiquement, mais ça n'a fonctionné qu'à moitié. J'espère que la destinée de cet inceste sera assez tragique, je ne peux juste pas imaginer que la situation reste telle quelle (et puis leur dialogue à l'eau de rose dans l'arène, beurk). Pauvre Tyrion qui s'est donné du mal pour réparer les conneries de Jon et sa tata, et qui découvre soudain que leur priorité est de s'envoyer en l'air plutôt que de réfléchir aux conséquences ... Un doux naïf et une névrosée, ça va pas être facile de les empêcher de trop déconner quand ils seront dans leur bulle.


En parallèle on assiste au mariage de Rhaegar (ou Viserys 2.0) et Lyanna, par l'intermédiaire d'une vision de Bran. J'ai trouvé un peu étrange que Jon s'appelle en réalité Aegon, sachant que l'autre fils de Rhaegar (qu'il a eu avec Elia Martell et qui s'est fait trancher par la Montagne) portait aussi ce prénom. OK il y a eu plein d'enfants portant les mêmes prénoms dans chaque dynastie, mais pas au sein d'une même génération, il me semble. Est-ce une facilité, un parallèle pas très subtil avec Aegon le Conquérant, ou autre chose ? Bran conclut donc l'affaire par un simple : "il faut le dire à Jon". Il me semble que c'est un peu tard, mon grand ...


En définitive je m'attendais à beaucoup moins bien pour ce final, donc je ne suis pas du tout déçue. C'était même très bon dans l'ensemble, à part 2 ou 3 trucs bizarres (La Montagne qui dégaine son arme mais ne troue pas la peau de Jaime, Jon qui sort du verredragon de nulle part alors qu'il n'en a pas utilisé à Fort-Levant) ou chiants (la scène de sexe tata/neveu).

Bref, les derniers épisodes font de cette saison 7 une assez bonne saison finalement, même si le fait d'avoir réduit le nombre d'épisodes se ressent un peu trop dans la construction des événements. Vivement la saison 8 (et la dernière, snif), qui va mettre notre patience à rude épreuve puisqu'on ne devrait retrouver nos héros qu'en 2019. Ne restent plus que les anciens épisodes, les bouquins et la collectionnite aiguë pour faire passer le temps. Cela dit, c'est une perspective assez réjouissante aussi.


  

mardi 22 août 2017

Game of Thrones : "Beyond the Wall", épisode 6. [Avec des spoils, pour changer]

L'avant-dernier épisode épique qu'on attendait tous est enfin arrivé, après un vrai parcours du combattant envers et contre les spoils. Alors, qu'en est-il vraiment ?


Du côté de Winterfell :

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Je n'ai pas compris grand chose à ces deux scènes, à part qu'Arya est toujours prisonnière du passé (l'époque de Winterfell, les leçon de septa Mordane, leur père), alors que Sansa évoque plutôt le présent (la Bataille des Bâtards, la reprise de Winterfell, la menace Cersei). Pour le reste, ça me semble clair que Sansa ne fait plus confiance à Littlefinger, alors pourquoi sa cadette beaucoup plus intelligente serait-elle tombée dans le panneau ? Je pige pas, à moins qu'elle ne monte un plan avec Arya pour le piéger en sachant qu'il écoute aux portes. Si c'est le cas chapeau, ça aurait l'air assez réussi. Si ce n'est pas le cas, c'est faire insulte à ces deux personnages et à leur cohérence pour les faire se crêper le chignon pire que Cersei et Tyrion. Réponses au prochain numéro, peut-être.

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Après ça, Sansa ressent le besoin d'affirmer qu'elle n'a pas à être couvée, protégée ou surveillée, ce qui révèle un peu le contraire du coup. Une façon de se convaincre qu'elle n'est plus une enfant stupide et naïve comme le lui reproche encore Arya. Du coup Brienne, un peu remisée au placard des oubliés durant cette saison, va finalement aller négocier (qui, que, quoi donc ?) avec Cersei à la place de Sansa. M'oui, pas sûre que ça zenifie une Mad Queen enceinte et bourrée d'hormones, qui verra là une rivale entre elle et son frère adoré, et surtout un manque de respect de la Queen in the North qui envoie un émissaire à sa place.


Du côté de Peyredragon :

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Tyrion qui parle de sagesse avec Daenerys : je pense qu'il était temps que quelqu'un la prenne entre quatre yeux pour avoir cramé Dickon. Je craignais presque que personne n'en reparle. Tyrion revient sur la solution alternative qu'il avait proposée (emprisonnement), et j'irai même jusqu'à dire qu'elle aurait pu les exécuter autrement. Son goût pour le sensationnel lui permet de se la péter en bataille, mais une décapitation propre à la Ned Stark pour une condamnation à mort, c'est bien suffisant. Ça a moins de gueule c'est sûr, mais ça a tout de suite l'air moins tyrannique et ça évite de faire remonter le mauvais côté des Targaryen. Les dragons en bataille OK, mais les exécutions il faut les faire autrement, sans les bestioles.

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Par contre pour le coup, je ne sais pas trop pourquoi Tyrion empêchait à Daenerys d'aller au nord du Mur. Enfin si, j'ai compris, mais bon. Pour une fois qu'elle décidait de faire un truc d'elle-même pour le bien collectif, on allait pas non plus s'en plaindre.


Au delà du Mur :

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L'épisode commence avec des petites interactions au delà du Mur, et c'était souvent bien sympa (mention spéciale au dialogue Sandor/Tormund, je les trouve extra chacun de leur côté, alors réunis ... !). Cela dit, j'ai trouvé ça quand même un peu gênant de minimiser le fait que la Fraternité ait vendu Gendry à Melisandre. Je pense qu'une petite séance de ciné sur la crémation de Shireen leur aurait fait du bien à tous pour comprendre qui était réellement le personnage, parce qu'elle a quand même fait un sacré nombre de sacrifices et de barbecues pour son Dieu de la Lumière. Ça me semble être un mauvais raccourci pour dire qu'on doit savoir se débarrasser de sa rancune. 

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J'ai beaucoup apprécié la scène Jorah/Jon, je l'ai même trouvée assez émouvante. Une belle séquence qu'ils nous ont offerte avec leur loyauté, leur générosité et leur honneur. J'espère vraiment que Jorah fera la connaissance de Lyanna ; depuis le temps que tout le monde lui parle de son père, il serait temps qu'il puisse se rapprocher de la seule famille qui lui reste.

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Après toutes ces réjouissances, Thoros s'est fait croquer par un ours zombifié (je m'étais accidentellement faite spoiler là dessus). Là où ses blessures n'était pas encore mortelles, l'inaction de la plupart de ses compagnons de route (exceptés Beric, Jon et Tormund) aura achevé le travail. Sandor reste devant son pote et le regarde se faire bouffer à sa place, sa peur reprend finalement le dessus et j'ai trouvé cette scène un peu tragique. Ils ont donc perdu leur prêtre rouge ... Peut-être pour mieux en révéler un autre ? 
Malgré ça, ils auront quand même trouvé la montagne au sommet pointu. Pourquoi cet endroit spécifiquement je n'en sais rien, mais il ressemble beaucoup à l'endroit où les enfants de la forêt ont créé le Roi de la Nuit (je ne l'avais pas remarqué moi même, je l'ai lu sur un article). 


A part ça, Gendry semble être devenu le nouveau roi de la téléportation : il fait jour quand il se met à courir, il fait nuit quand il arrive. On est au nord et les journées doivent durer un certain temps, mais quand même, il est arrivé à moitié mort genre coureur grec de JO qui n'a pas fait de pause. Il se musclait les bras en ramant, maintenant il s'est musclé les jambes, mais j'étais déçue de ne pas le voir se battre un minimum.

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La mort de Viserion était assez prévisible, ça pimente un peu le truc et il fallait ça à la Mère des Dragons pour enfin comprendre la gravité de l'enjeu. Cela dit, j'ai l'impression d'être la seule à n'avoir pas réagi à cette scène émotionnellement. Je ne sais pas si c'est parce que je ne ressens rien pour ces dragons et leur propriétaire, si j'étais plus concentrée sur le reste de la bataille ou si je m'y attendais trop, mais ça m'a un peu laissée de marbre (c'est le cas de le dire). Visuellement ça envoyait, en tout cas. Par contre, la tension était à son comble quand Tormund a failli se faire embarquer par les squelettes, j'aurais été déçue de voir un de mes personnages préférés partir comme ça (même si ça arrivera sûrement dans la saison prochaine). En fait, celui qui a touché le jackpot dans l'histoire, c'est le Roi de la Nuit avec son nouveau joujou ailé. Drogon qui porte la petite troupe au sol est pourtant plus près et plus facile à atteindre, mais il vise Viserion en vol. Oui bon, on comprend que c'était pour ne pas tuer trop de monde d'un coup dans le scénario. 
A côté de ça, on a appris que tuer des Marcheurs Blancs "désactivait" les zombies qu'ils avaient créés. Il suffirait de tuer le Roi des Mr Freeze pour que toute l'armée se désagrège, mais j'imagine que l'acier valyrien et le verredragon ne pourront pas le tuer, et qu'il faudra obligatoirement reforger Illumination pour ça (l'épée d'Azor).

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Benjen qui repart comme il était venu, en corbeau combattant les WW. Bien qu'on ne l'aura pas beaucoup vu dans la série, il est sorti en héros en sauvant encore une fois la mise à Jon l'imprudent (même erreur qu'à Durlieu quoi). Suite à ce sauvetage de dernière minute, tata Daenerys est émue de retrouver neveu Jon, et ils ont une folle envie de se sauter dessus. D'ailleurs j'aimerais bien qu'ils le fassent sans traîner, au moins on en serait débarrassés. Je ne me réjouis pas à l'idée de voir encore un truc incestueux apparaître dans la série, et la scène de discours larmoyants et gnangnan au dessus du pieu m'a profondément soûlée. Je suis vraiment déçue que cette théorie fan-service se confirme, mais bon je m'y fais, pas trop le choix. Pendant ce temps, le zombie est en route vers Port Réal et j'espère qu'il n'arrivera pas une merde en route. 

Et bien sûr, comment finir cet article sans dire que Sandor a fighté comme un dieu, en plus des sauvetages de Tormund et Jorah ? (Oui, il a aussi eu l'idée la plus con du monde en lançant la pierre vers la horde, mais ma subjectivité fait déjà l'impasse dessus.)


Malgré ses incohérences ou ses trucs chelou qui m'ont un peu déplu, je considère cet épisode comme l'un des meilleurs de la série. En bref, vivement la semaine prochaine (avant la longue attente) !