lundi 22 août 2016

Ma grande histoire d'amour avec la littérature.

"Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même."
[Daniel Pennac]

Des livres, je commence à en avoir plein, vraiment plein. En ce moment, je remplis ma dernière étagère libre à la vitesse de l'éclair, à tel point que je vais devoir commencer à pousser les murs. Globalement, j'ai pour habitude d'acheter surtout des livres neufs, ce qui fait un sacré trou dans mon budget (je consacre en moyenne 50€ par mois à l'achat de bouquins). Si je préfère acheter du neuf, c'est lié à plusieurs raison qui me paraissent plus ou moins légitimes. Déjà, j'ai du mal à m'attacher à des objets ayant appartenu à d'autres, j'en ressens une certaine sensation de malaise. Savoir que quelqu'un a pu emmener son livre aux toilettes, pleurer dessus, dormir avec ou bouffer ses céréales à côté (et encore, si ce n'est que ça ... Pour rappel, on a retrouvé de l'herpès sur des exemplaires de bibliothèque de 50 nuances de Grey, je n'ose même pas imaginer ce que les lecteurs ont fabriqué). J'aime avoir un livre vierge à qui je fais vivre ma propre histoire, et pourtant je n'ai rien contre le fait d'abîmer les livres, mais j'ai l'impression de leur donner une naissance et une vie par moi même. Oui je sais c'est très bizarre (et un peu mégalo). Ensuite, j'aime l'idée de faire vivre le monde de l'édition, j'achète assez systématiquement les nouveaux bouquins de mes auteurs favoris en librairie, simplement pour faire fructifier le marché du livre, en déclin depuis quelques années. Et enfin, bien qu'ayant lu la majorité des livres que je possède, j'opère une collectionnite aiguë et je n'aime pas l'idée d'abandonner un livre ou de le revendre (je garde même les éventuels doublons, ce qui en soi est un peu stupide, ils pourraient profiter à d'autres). Bref, les livres d'occasion, c'est uniquement pour les choses qui ne sont plus éditées, ou pour les livres de poche dont le coût devient un peu beaucoup exorbitant. Je ne lis exclusivement que sur papier, sans quoi le contact des pages, la collection et le poids odieux d'un roman de 1000 pages me manquent. Mes livres favoris restent les poches pour le confort de lecture, mais pour l'amour de la collection, rien ne vaut une belle couverture et une tranche qui envoie du pâté dans la bibliothèque.


"Ecrire n'a rien à voir avec gagner de l'argent, devenir célèbre, draguer les filles ou se faire des amis. En fin de compte, écrire revient à enrichir la vie de ceux qui liront vos ouvrages, mais aussi à enrichir votre vie. C'est se tenir debout, aller mieux, surmonter les difficultés. Ecrire est magique, écrire est l'eau de la vie."
[Stephen King]

Ma passion pour les livres n'est vraiment pas récente, et je dirais qu'elle est assez héréditaire. Ma famille m'achète des bouquins chaque année aux grandes occasions, et la passion de la lecture est un partage que nous avons presque tous en commun dans la famille. Mon grand père a toujours aimé écrire, il a consigné ses ressentis de guerre dans un journal et en avait tenu un autre lors de son service militaire. Il possède tellement de livres que sa maison ressemble à une bibliothèque municipale, en plus de quelques uns précieusement cachés dans sa chambre d'hôpital.
Mon oncle et ses deux filles ont eux aussi une vraie passion pour les livres (c'est d'ailleurs ce dernier qui ne faisait que de me tanner avec Stephen King) et le dessin, même si la dernière en est encore aux livres pour enfants. Quant à moi, on me dit souvent que je devrais écrire un livre. J'ai parfois des idées mais je me sens trop éparpillée dans ma tête et dans ma vie pour pouvoir donner le meilleur de moi-même. Alors pourquoi pas des nouvelles, une autobio, ce sont des choses qui me travaillent, mais qui ne sont pas encore mûres dans mon esprit.

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"Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie."
[Montesquieu]

Chaque période de ma vie est ponctuée de lectures qui m'ont plus ou moins marquée ou qui sont devenues des références qui me permettent de me situer à ce moment là (Misery de Stephen King qui a marqué une période compliquée, ou Le poète de Michael Connelly qui a symbolisé ma plongée dans le monde de la littérature adulte). Aussi loin que je me souvienne, ma mère me faisait la lecture le soir et j'apprenais chaque histoire par cœur à force de lui réclamer sans arrêt les mêmes, jusqu'à ce que je maîtrise l'exercice seule et que je commence à dévorer sous ma couette, aux récréations, dès que j'avais un moment de libre. Actuellement, je mets un point d'honneur à m'aménager au moins une heure de lecture par jour, et j'emporte toujours mon bouquin du moment partout avec moi.

Je pense que lire n'est pas une passion à proprement parler, ce sont les sujets et les auteurs qui sont passionnants. Je n'aime pas trop lire pour lire, et je connais peu de gens pour qui c'est le cas d'ailleurs.
A l'origine, j'ai lu la nuit pour apaiser mes angoisses nocturnes, je ne peux pas m'endormir sans être parfaitement épuisée. Les histoires et les personnages, même tragiques, me faisaient m'immerger dans l'intrigue et me permettaient ensuite d'y penser jusqu'à trouver le sommeil, pour éviter de trop ruminer sur des trucs pas très joyeux. Certaines histoires sont parfois assez propices aux angoisses, mais j'ai toujours mieux su maîtriser la vie des autres que la mienne. La lecture m'a également ouverte une autre porte magique, celle de l'Histoire. Par des romans d'abord (je crois que le premier roman historique que j'ai lu, c'était Pardonnez nos offenses de Romain Sardou), puis par des vulgarisations telles que Secrets d'Histoire, que je prends toujours plaisir à regarder de temps à autres.

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Contrairement à ce qu'on pourrait penser au vu de certains de mes goûts littéraires (enfin c'est l'avis des autres, pas le mien), je lis peu de romans fantastiques. J'ai eu l'impression d'en avoir fait le tour durant mon adolescence et mon imagination ne doit pas être assez fertile. J'ai du mal à m'identifier à des personnages dont je ne maîtrise pas les codes, et je peine à me plonger dans des univers que je ne peux pas me représenter. D'ailleurs, le fantastique est le seul genre dans lequel je préfère directement le cinéma, les images me sont servies et j'ai plus de facilité à les absorber. Je pense que je loupe plein de choses, mais je n'aime pas vraiment ça. Du coup, je lis essentiellement des romans psychologiques ou policiers, des thrillers flippants, des biographies et autobiographies (toute personne m'intéressant, de Samira Belil à Hubert-Félix Thiéfaine). J'aime aussi beaucoup certains classiques de la littérature française et américaine, même si je suis assez difficile. Je ne suis pas contre les romances intelligentes également, mais je n'y vais pas de moi-même. Quant à la science fiction, malheureusement j'en suis incapable, et je préfère également la voir en film, même si là j'y vais carrément à reculons en général (j'ai quand même eu quelques bonnes surprises, cela dit).
Je suis de plus en plus ouverte à la BD qui flirte avec des ambiances historiques, mais j'ai du mal à me résoudre à payer entre 12 et 20€ pour quelque chose que je lis en 20 minutes (même si évidemment je reconnais l'immense talent qu'il faut pour illustrer des récits, si j'avais de l'argent en illimité, j'achèterai sûrement des BD en illimité, mais il faut faire des choix).


Et vous, lisez-vous beaucoup ? Avez-vous une préférence pour un type de livre en particulier ? 



Misery

dimanche 21 août 2016

Les Illusions de la Cathédrale.

Du premier juillet au 3 octobre 2016, Damien Fontaine vient nous présenter tous les soirs son spectacle de sons et lumières à la Cathédrale St Gatien de Tours. Pour une fois qu'il s'y passe quelque chose après la fermeture des boutiques, les foules affluent et la curiosité est à son comble. En une vingtaine de minutes, Les Illusions retracent succinctement l'histoire de ce monument de l'an 316 à 2016, à grands renforts de jeux d'ombres, d'illusions d'optiques et de couleurs chatoyantes. De la naissance de Saint Martin aux divers changements architecturaux à travers les siècles, les symboles culturels et religieux sont légion. Pour ma part, j'avoue manquer cruellement de références en la matière (si vous voulez plus de précisions à ce sujet, ce lien est fait pour vous), mais ça ne m'a pas empêchée d'apprécier avec enthousiasme ce moment d'exception. Jugez plutôt :

  

  

  

  

  

  
  
Quoiqu'il en soit, n'attendez plus et laissez vous envoûter le temps de cette impressionnante féerie. Emerveillement et émotion garanties !



Misery

jeudi 18 août 2016

"Je prête à rire, mais je donne à penser."

J'avais déjà fait une première édition des images circulant sur le net et m'ayant marquée, avec pour seule visée de proposer matière à réflexion, mais l'article n'est plus disponible, puisqu'il datait de mon ancien blog. Je réitère donc avec des illustrations plus récentes que je voulais partager avec vous. En fait, c'est histoire de vous faire patienter jusqu'à la semaine prochaine, quand j'aurais plein de choses intéressantes à vous poster (par exemple, les articles sur Misery et Harry's Law, ou encore les photos de la cathédrale de Tours illuminée). Je vous dis ça comme si c'était quelque chose d'exceptionnel, parce que je me sens envahie d'une grosse motivation pour devenir à nouveau plus active ici. Cela dit, voilà quelque chose de fort positif pour mes soirées à venir, une saine occupation en somme. Mais revenons en à nos moutons :

Ne vous méprenez pas, c'est complètement mon cas aussi.



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Et une petite dernière pour la route :

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Et vous, parmi ces images, lesquelles vont ont le plus interpellé et pourquoi ? N'hésitez pas à m'en soumettre d'autres également, si le cœur vous en dit.


Misery

mercredi 17 août 2016

On dirait bien que c'est reparti pour un tour.

Ça c'est un peu gratuit, c'est juste parce que j'adore Meryl Streep.

Quoi écrire dans un article pareil qui ne fasse pas franchement narcissique ou complètement maladroit, je ne le sais pas bien. Mais ce que je sais, c'est que l'écriture d'un blog m'a énormément aidée à passer des caps un peu compliqués, je mesure à quel point c'est important pour moi au quotidien, et j'ai donc eu envie de m'y investir à nouveau un peu plus (et d'essayer de m'y tenir). D'ailleurs j'ai viré quelques uns de mes anciens articles, ça m'énervait de voir tout ce contenu qui datait de 2014 et qui ne me correspondait plus vraiment. Ces deux dernières années, je n'ai pas eu beaucoup le temps ni l'envie de soigner mes articles (certains étant vraiment écrits avec les pieds), et vu qu'il s'agissait majoritairement de critiques, voilà qui était un peu embêtant. Mais j'ai compris pas mal de choses au fil de ces deux ans passés à regarder la blogosphère d'un peu plus loin, dont la plus importante en ce qui vous concerne : je n'ai plus à m'obliger à bloguer sur un sujet fixe. Je pourrais donc vous parler pèle-mêle de littérature, de séries, de mon dernier séjour dans une ville cool, du resto trop bien que j'ai testé récemment, de mon dernier coup de gueule, que sais-je. On va partir du principe que de lire, découvrir de nouveaux horizons culturels, s'affaler devant des séries et bouffer est un essentiel absolu sans lequel le reste ne pourrait exister : mon goût pour l'écriture, la criminologie, l'Histoire, l'art en général, la cuisine, la photographie ... Je suis aussi résolument engagée (et enragée, parfois) pour l'égalité des sexes, c'est un thème qui ne semble pas faire l'unanimité auprès de mes lecteurs, mais qui tend pourtant à se faire de plus en plus présent au fil de mes articles. C'est une cause qui m'a toujours tenu beaucoup à cœur, et dont je n'osais pourtant pas parler ici, de peur d'être barbante ou de déplaire au plus grand nombre. Mais à l'avenir, je publierai uniquement du contenu qui me donne envie, et j'espère que lire mon avis sur tel ou tel sujet vous plaira toujours. Après tout, c'est pas évident de faire des clins d’œil aguicheurs à ses lecteurs, à l'heure où on passe de sites en sites de plus en plus rapidement, mais je me rends compte que ce n'est pas très important, au fond. Je m'excuse par ailleurs pour mon incapacité à tenir correctement ma page Facebook, c'est un point noir que j'ai et que j'aurai toujours du mal à régler, c'est sûrement un tort mais c'est comme ça. On va dire que j'ai officiellement un conflit ouvert avec le fait de se vendre et de se faire de la pub, parce que ça ne correspond pas trop à mon idéal, mais que je brandis le drapeau blanc et que nous arriverons un jour à améliorer mon image de marque (lolilol).

J'espère malgré tout que vous aimerez cette nouvelle version de Misery & Arsenic, que j'amorce déjà depuis quelques mois maintenant et qui est censée me ressembler davantage que son ancienne mouture. Au plaisir de vous lire !



Misery

mardi 9 août 2016

Beaucoup de bruit pour un morceau de tissu.

Avant, j'avais parfois des accès d'islamophobie, quand j'étais adolescente. J'ai été éduquée comme ça, ma mère trouvait inadmissible qu'une femme musulmane porte le voile et, pire, une burka. Elle n'est pas raciste ni islamophobe, elle emploie par ignorance des mots qui le sont, largement véhiculés par les médias depuis quelques années. Beaucoup de gens sont dans ce cas, l'éducation et la curiosité intellectuelle sont la base de la tolérance (sauf les fervents admirateurs et acteurs de l'extrême droite, eux c'est encore autre chose). Avant, j'avais donc des accès d'islamophobie parce que c'est l'exemple qu'on m'a toujours donné. Je n'acceptais pas qu'une femme musulmane porte le voile, j'étais persuadée que c'était une marque de soumission devant les hommes et la religion, et je détestais l'un et l'autre. 

Et puis j'ai grandi, j'ai réfléchi et j'ai appris. Aujourd'hui, s'il y a bien une chose dont je suis certaine, c'est qu'une femme doit pouvoir avoir le choix, quoi qu'elle fasse. Qu'elle porte le voile, la mini-jupe, le burkini, pas de sous-vêtements, qu'elle décide de faire du naturisme, elle doit pouvoir le faire si c'est sa volonté. Qui sommes-nous pour exiger des autres qu'elles se vêtissent de telle ou telle façon, conformément à nos propres codes ? Nous les femmes, nous devons nous serrer les coudes dans un monde où l'égalité des sexes n'est pas encore vraiment d'actualité. Nous nous prenons des volées de bois verts à chaque occasion : la tenue que nous portons, l'heure à laquelle nous sortons, l'apparence que nous nous sommes choisi et la corpulence qui va avec, les activités que nous avons, les viols que nous subissons, parfois le simple fait d'exister pose un problème à certains, tout est toujours de notre faute. Vous traversez le monde avec des œillères, vous êtes persuadés qu'un voile est nécessairement une entrave à la laïcité et au féminisme, sans même vous préoccuper qu'une femme musulmane souhaite réellement porter cet attribut en toute liberté. Les personnes grosses se réapproprient cet adjectif afin qu'il ne soit plus une insulte dans la bouche des minces, les personnes noires font de même avec le mot nègre. Pourquoi souhaitez-vous absolument que tout cela reste un problème quand il peut devenir libérateur ? 

Personne ne vous empêchera jamais d'avoir vos convictions et un avis sur la question, nous sommes des êtres humains, c'est normal. En revanche, ce que vous n'avez pas le droit de faire, c'est d'exprimer publiquement votre opinion dans le but de nuire et d'humilier. C'est ce que font notamment certaines associations féministes, et je trouve pour le coup qu'il y a un cruel manque d'humilité là-dedans. C'est tentant, mais vous n'avez pas à imposer votre athéisme jusque dans la rue. Je suis profondément athée moi-même, je sais bien qu'il est difficile de comprendre un pratiquant, pour peu qu'il ait vraiment le mode de vie qui va avec. Les multiples cultures sont quand même ce qui constitue la richesse de notre planète, il faudrait peut-être vous détendre là-dessus. Cessez de vouloir vous attribuer ce vilain rôle de sauveur de l'humanité, d'autant plus si vous êtes blanc et que vous venez d'un milieu plutôt favorisé, honnêtement ça fait tâche. Une femme musulmane porte le voile ? Allez à sa rencontre et demandez-lui pourquoi elle le porte, vous apprendrez forcément quelque chose et vous endormirez moins con. Et puis le saviez-vous ? Une femme musulmane qui porte le voile peut aussi être féministe. Dingue, non ?

Donc voilà, après tout ce n'est pas une fatalité. L'islamophobie ça se soigne, et après je vous jure qu'on va beaucoup mieux.




Misery